Le centre universitaire de Lokossa accueille cette année la phase finale de la 6ᵉ édition du Festival Artistique et Culturel Universitaire (FACU). Organisé par le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (COUS-AC), cet événement d'envergure nationale célèbre le talent, la fraternité et le patrimoine immatériel au cœur de la jeunesse estudiantine.
Une effervescence particulière s'est emparée du centre universitaire de Lokossa. Entre pas de danse cadencés, résonances de tambours et chants harmonieux, le campus a vibré au rythme de la 6ᵉ édition du Festival Artistique et Culturel Universitaire (FACU).
Ouvrant la série des allocutions, Bienvenu Adjaoké, intendant du COUS-Lokossa, n'a pas caché sa fierté de voir son centre universitaire désigné pour abriter l'événement. Exprimant sa gratitude à la direction du COUS-AC pour ce choix stratégique, il a salué le déplacement des diverses délégations venues du Bénin et d'ailleurs. « Votre présence est la preuve vivante que la culture rassemble là où la distance sépare », a-t-il affirmé, invitant les étudiants à faire rayonner leur talent dans un esprit de fraternité et de convivialité.
Cet enthousiasme est pleinement partagé par la communauté estudiantine. Guy-Bosco Challa, président de la Fédération des Étudiants de l'École Nationale Supérieure des Travaux Publics (FEUNSTIM), a salué une initiative qui permet d'allier épanouissement personnel et rayonnement culturel. Selon lui, le FACU constitue une parenthèse salutaire pour « se détendre au terme des pressions académiques », tout en faisant de l'art un levier stratégique de développement national. Il a également tenu à ovationner l'engagement de l'équipe du COUS-AC au service du bien-être des étudiants.
Prenant la parole pour le discours d'ouverture officielle, Ghislaine Fagbohoun, directrice du COUS-AC, a placé cette 6ᵉ édition sous le signe de l'innovation et de la rigueur artistique. Après avoir rendu hommage à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour son soutien constant, la directrice a rappelé les objectifs cardinaux du festival : valoriser le patrimoine culturel immatériel local, offrir une tribune d'expression saine aux jeunes et transformer l'université en un vivier de talents professionnels.
Cette année, l'organisation franchit un palier décisif dans sa quête d'excellence d'où un encadrement renforcé en amont de la compétition. Le COUS-AC a initié des sessions de formation technique au profit des étudiants en chant, ainsi qu'en danses traditionnelle et contemporaine. En plus, un processus de sélection rigoureux structuré en deux phases, le festival a d'abord soumis les candidats à des présélections exigeantes, ne retenant que six groupes par catégorie pour cette grande finale.
Un jury d'exception pour garantir l'équité et élever le niveau des prestations, le COUS-AC a sollicité d'éminentes figures de la scène artistique béninoise : l'artiste de musique traditionnelle et moderne Mireille Missinhoun (alias Assi Kiwa), le membre fondateur du mythique Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo Vincent Ahéhéhinnou, et l'emblématique maître chorégraphe Adolphe Koffi Aladé.
Saluant la franche collaboration des nombreuses organisations étudiantines (FNEB, UNETEB, FEUA, FESTIM, UNSEB, UNEM), Ghislaine Fagbohoun a souligné que le festival gagne en maturité d'année en année. C'est au nom de la ministre de tutelle qu'elle a déclaré ouvert ce rendez-vous majeur, formant le vœu que « la culture universitaire gagne ».
Au terme des compétitions, chaque centre universitaire est rentré avec un lot. Du lot de consolation jusqu'aux trophées. Dans la catégorie danse, c'est Sakété s'en sort avec le premier prix suivi de Kétou et Abomey-Calavi. Pour ce qui concerne le chant, Dassa détrône tous les autres centres suivi de Dangbo et le centre des amblyopes.
C'est le directeur des oeuvres universitaires Léopold Ganhoumédé qui a salué les différentes prestations et l'effort fourni par les étudiants cette année. Pour lui, ce résultat témoignage des formations organisées par le COUS AC pour mettre les étudiants au pas. Il appelle à plus de sérieux les années à venir afin d'obtenir encore de meilleures prestations.

















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