70 avec plus d'une cinquantaine d'années dans la pratique du stylisme africain, Pathe'o est l'un des pionniers de prêt-à-porter africain est l'invité d'honneur du Festival International du Pagne Tissé. Il s'est entretenu avec les stylistes béninois. La rencontre a eu lieu à Nobila Airport hôtel de Cotonou.“C'est vraiment difficile ce métier. Maintenant c’est positif parce qu’on commence à croire à ce métier. C'est pour ça que c'est difficile, ça n'existait même pas ce qu'on appelle la mode en tout cas africaine pour nous, c'est quelque chose qui vient de l'extérieur qui vient de quelque part”, raconte Pathé’o sur ses débuts.Il raconte ses débuts dans la couture. “On a commence par participer aussi pour pouvoir être dans le même alignement que les autres. voilà mais c'est pas facile parce que l’Afrique elle-même la mode c'était pas vraiment le premier objectif. l'Afrique, c'est se former les étudiants et puis qui finalement pour faire quoi on sait pas trop parce que nous nous sommes formés pour être sûr de visible pour vous habiller et pour vendre aussi l'Afrique à travers le monde”.A l’entendre, Pathé’o, “c’est un enfant du Village. Je suis arrivé à Abidjan en 1969 est très petit. A l'époque qu'est-ce qu'il faut faire venant du village. J'ai pas vraiment un baggage intellectuel comme ça mais il fallait faire quelque chose. Il faut devenir apprenti tailleur. Quand vous commencez en tout cas personne ne vous croit. De toute façon, c'est parce que quand on a rien à faire, il faut faire quelque chose, on pouvait pour survivre déjà pour le travail. Il faut faire ce qui va me donner à manger tout ça, c'est l'apprentissage. C'est ça en tout cas à l'époque”. Pour lui, “c'était un métier où il faut survivre et au fil des années on avance et ça commence à être un métier”. Le délégué general de FIPAT Charlemagne Amoussou “Pathé'O a été ma toute première inspiration”. Il indique que “Quand j'étais apprenti couturier en 1990, je voyais déjà dans Amina quelques chemises de Pathé’o et je demandais à mon patron est-ce qu'on pourra pas faire ça pareil, est-ce qu'on peut faire aussi des chemises en tissu africain, il me disait c'est pas évident et c'est pas possible”. Tout confiant il explique “Moi j'ai commencé quand même par faire des chemises que je mélangeais avec le tissu africain …”. Dans leur discussion, ils montrent combien la persévérance paie. Selon pathé’o, “ Vous avez déjà un petit atelier et tout le monde vient et vous devrez les satisfaire. Donc c'est vraiment le côté difficulté d'un couturier qui commence et qui peut-être fait des choses bien et qui n’arrivent pas satisfaire tout le monde. Tout le monde vient à la fois et des fois vous avez des gens que vous n'imaginez pas qui sont là et vous voulez satisfaire tout le monde. Ça vous amène à travailler la nuit sans repos”. La jeunesse était aussi au centre du débat. Si pour Pathé’o et Charlemagne Amoussou, la persévérance et l’amour du travail paie, ils invitent la jeunesse à y faire de même mais surtout suivre leur pas. C’est d’ailleurs ce qui a motive l’introduction des plus jeunes dans la mode. La jeunesse est donc intégrée pour valoriser son talents à travers le defile de mode du FIPAT. Ils ont expliqué comment, ils ont pu associer le tissue local avec les importés. Même si pour eux cela n’a pas été gagné d’avance, cette réussite qui se valorise aujourd’hui a été pour Pathé’o le fruit du courage et de travail bien soigné.


0 Commentaires
Merci de laisser votre commentaire. Nous ne publions pas votre adresse mail.